Vent: 22 km/h
Il est 18h, l'académie est vide. Je descend quelques marches et mon regard se suspend sur une affiche.
"Mountains do not meet, only people do"
Est-ce parce-que ce petit pays est entouré de montagnes que les gens sont si proches?
Je redécouvre, comme au temps de mes années scoutes, le plaisir de rencontrer un bouillon d'énergie humaine.
Les lieux m'ont semblé froids aux premiers abords je dois bien l'avouer; les bâtiments en ruine, les voitures bruyantes, les locaux funestes.
Je comprend maintenant pourquoi les paysages me semblait plats, ils n'existent que lorsque leur hôtes les habitent; alors ils rayonnent, ils explosent.
C'est une petite ville, oui, mais assez grande pour y trouver un mélange complexe de personnalités différentes. Tout le monde se connait, c'est instinctif, naturel. Et j'en viens à me demander comment en France on peut habiter le même village et ne pas se toucher mot.
On entend des klaxons à longueur de journée.
J'habitais il y a encore à peine deux semaines dans une rue passante à sens unique. Le concert qui en émanait parfois semblait être l'attestation d'un concentré d'exaspération collective.
On est pourtant tellement plus heureux, quand on fait du bruit simplement pour se dire bonjour. Et comme tout le monde se connait, ça fait comme une fanfare de sourires.
Ah quel beau stéréotype nous avons, français, que de préférer à tout prix parler notre langue. Peut-être, si nous nous ouvrions au monde, nous pourrions goûter à l'alchimie légère que d'être un humain doué de partage.
…ali ću pokušatida naučim crnogorski.
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