"Je vis dans un flou permanent, presque comme si j'avais fumé, il y a un voile en fait, j'arrive pas à voir les gens nets, comme si j'étais dans un rêve. "


Vent : 0 km/h



"Et bon marché aussi, donc très rare, car un cheval bon marché c'est rare, mais tout ce qui est rare est cher, alors quid de l'oeuf ou de la poule ?"

Vent : 26 km/h


Petits soleils jaunes, il fait peureux
Je ne suis pas chez moi, je me lève sur la pointe des yeux

Je tombe sous une plume, j'ai tout mon choix
Qui guide mes réveils au bon endroit ?

Bonjour ma Tendre, Douce, Très chère amie,

Pour déjeuner ou si tu as une quelconque envie, tape dans le frigo ou tout ce qu'il te plait, il y a des pommes, des poires, des pruneaux (au frigo), des fruits secs et des flocons d'avoine sur l'étagère avec pleins de bocaux (tu sais, derrière la jolie lampe), et du lait de riz si tu veux t'improviser du muesli, et du pain à côté du grille pain, des confitures et de la purée d'amande dans le placard à droite sous le gaz. Si tu veux un thé, ils sont tous au dessus de l'évier, derrière la vitre dépolie (thé noir, tchaï, vert, vert citron, earl grey, etc…) et des tasses sous la grosse plante à gauche du lave vaisselle. 
Les couverts sont dans le meuble blanc sous les innombrables bocaux, tiroir de droite, les bols et assiettes avec les tasses et dans le placard à droite du frigo il y a du miel et des biscuits. Sinon, tu oublie tout ce que tu viens de lire et tu pars à l'aventure dans ma cuisine et tu improvises une sauce chili con poireaux à la confiture d'abricot, surmonté de son oeuf à gober, miam.

Je t'embrasse passionnément chère amante de mon coeur, et bonne ripaille !

"Traquant avec espoir leurs mystères, le secret de leurs pouvoirs"

Vent : 21,5 km/h

 
























Une minuscule morsure de serpent au creux de la main
Pourquoi les gens ont-ils si peur de se mêler ?




"à cause de la tendresse"

Vent : 16 km/h





"J'adorerais m'installer rue des Pucelles dans un long grenier gothique ou renaissance qui sera sec et sain comme un moulin-à-vent. J'y établirais mes archives et mon établi d'orpailleur un peu allumé pour y peaufiner mes calligraphies, mes souvenirs et ma désolée Poésie."  

Jean-Paul Klée, Rêveries d'un promeneur Strasbourgeois

"Les poissons font-ils les cent coups de nageoires quand ils patientent ?"

Vent : 14 km/h.



Je retrouvé un vieux carnet.

J'aimerais avoir deux vies et pouvoir switcher de l'une à l'autre. Pouvoir être un Morpho cypris au bord de la mer un matin et un Troïdes priamus un soir d'orage en haut d'un volcan. Être célèste à 6h et magnétique à 22h. Pouvoir distraire les vents et consoler les rivières. Changer à tout moment lorsqu'une vie permet ce que l'autre interdit. 

J'étais un peu simple à l'époque, c'est pas deux vies qu'il me faut, c'est une centaine.
Vivre dans un kaléidoscope.

"Non mais sinon je lui écris juste que la lune est belle ? Est-ce que c'est cucu plus plus ou juste cucu ?"

Vent : 42 km/h

"Je remplacerais aventure par un autre mot plus complexe"

Vent : 5 km/h





Il est de ces suspensions entre les mondes
Là-même où l'affect peut voyager.

Assurément, vous les croiserez ces coïncidences
 Si vous prenez la mesure de ces zones de mystère
Il ne suffit que d'un infime décalage
 Pour faire s'entrechoquer l'espace et relier deux points