Vent : 13 km/h
Un jour notre lave-vaisselle s'est cassé.
Mon père est assez têtu.
Nous n'avons jamais su pourquoi mais il n'a jamais voulu en racheter un.
Ni le réparer d'ailleurs alors que cela aurait été dans ses compétences.
Le jour de la fête des mères, il a acheté un meuble étagère qui rentrait parfaitement à l'emplacement du lave-vaisselle usagé.
Nous avons tous râlé et témoigné de l'utilité et du gagne temps de la vieille machine.
Depuis ce jour et depuis dix ans déjà c'est donc lui qui se charge de faire la vaisselle.
Depuis ce jour et depuis dix ans déjà c'est donc lui qui se charge de faire la vaisselle.
Les rares fois où quelqu'un l'a remplacé doivent se compter sur les doigts d'une main.
Il procède toujours de la même façon.
Il procède toujours de la même façon.
Commence par les verres, finis par les casseroles.
Préfère les éponges bleues.
Un jour, il nous a raconté son attirance pour cette douce corvée.
J'appris alors que son goût pour la vaisselle remontait à un souvenir d'enfance.
Préfère les éponges bleues.
Un jour, il nous a raconté son attirance pour cette douce corvée.
J'appris alors que son goût pour la vaisselle remontait à un souvenir d'enfance.
Des vacances familiales où il pouvait entendre les chants des hommes depuis les cuisines.
Des airs grivois et tonitruants qui l'attirait irrésistiblement.
Pourtant, lui, chante toujours en douceur.
Il aime le travail bien fait.
Transformer la vaisselle sale en porcelaine étincelante, comme neuve.
Il dit que la routine des gestes laisse place à l'union des esprits et des voix.
Son art de faire.
Héros de l'art brut.
Chaque vaisselle est un tableau.
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