"Il y a des crocodiles sur le plancher de danse"

Vent: 8 km/h


Le brouillard tamisait notre arrivée
Recouvrait d'une aura mystérieuse et pesante
Cette ville que je découvrais pour la deuxième fois
Mais qui cette fois-ci me paraissait différente

Pourtant, rien n'avait changé, ou presque.

Rectangles répétitifs, puzzles superposés et du rouge.
Sur fond blanc.

Comme devant une page blanche où l'on aurait déjà tracé des lignes.

Il m'est étrange de constater que le lieu change entièrement de statut lorsqu'on y vient pour quelques jours.
Pour s'y installer, y manger, y dormir, y vivre.
Nous ne sommes plus passant ou invité furtif, mais habitant.

Je voudrais m'approprier ce lieu.
Je sens qu'il m'invite. À suivre ses lignes, à remplir les cases.
Et à construire des histoires, pour poursuivre la frise chronologique de son onirisme.

Je ne voudrais pas que mes empreintes y soient trop profondes. Je voudrais le remplir de mots, de pensées.

Je voudrais qu'il m'habite autant que je l'habite.



Il ne reste plus qu'une odeur à la cuisine.

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