"Tous les matins jusqu’à la première pluie"

Vent: 37 km/h


Clyde est passé sous les doigts de fées de mon papa et roule maintenant comme un fier garnement.
Il se remet à slalomer vif dans le labyrinthe urbain, à frôler les grands-mères en suspension, et à s'arrêter subito, même en vent contraire.
Bref, c'est redevenu le voyou qu'il était et j'adore ça.

Peu de gens devinent ce que c'est vraiment, un simple tour à bicyclette. Bien sûr, il faut savoir s'accompagner de musique, c'est primordial. Il faut aussi savoir parler à son destrier, l'encourager.
Ensuite, lui faire confiance et vous laissez porter...

Alors, on oublie nos pieds qui tournoient et on se laisse glisser par le vent et les notes, comme un fluide évident dans un mistral en coton. Ces moments, même dans la pire des déprimes, sont l’exaltation personnifié.

Hier soir, je suis repassée sur ce petit pont de fer qui surplombe les voies ferrées, je l'aime toujours autant, le bruit mécanique des machines se répercutant dans la ferraille. Le vent violent s'engouffrant sous cette minuscule cathédrale d'arcs boutants. À vélo, c'est encore mieux. C'est le sommet de la montagne, un moment en suspend. Où l'on pose un pied à terre et l'on regarde au loin, tous ces trains sans vapeur que l'on voudrait suivre.

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