"Dis-leurs Jean-Luc que tu crois à la magie noire !"

Vent: 16 km/h


Je suis assise près du poêle que mon père viens d’alimenter en buches fraiches. Le feu glapit de plaisir en petits crépitements sourds. Pieds nus sur le plancher, je me recroqueville derrière le monolithe de chaleur. Adossée à la vieille tapisserie, j'écoute les petits papillons de nacre s'agiter au rythme des fumées. Mon esprit se connecte peu à peu aux pages que je tourne sur mes genoux et quitte assurément la réalité.

Une histoire fantastique qui pourrait ressembler au pastiche d'un Twilight écrit par Boris Vian. Et le pire c'est que même si vous n'êtes pas trop fan des romans invraisemblable au folklore créatures immortelles, vous finissez par vous attacher à leurs personnalités. Si bien qu'il me semblerait tout à fait normal après la lecture du roman, de rencontrer un vampire dans ma cuisine et de partager avec lui des tartines de confiture à la fraise. J'inhale d'un air amusé l'érotisme enfantin propre à Sfar, qui me donne une envie féroce de dévorer des fruits juteux en clopinant vers la mer.

Je m'attarde donc dans cette fièvre alléchante, faisant le rêve impubère de me transformer en sylphide. Il suffirait de secouer mes branches pour que ce calme narcoleptique maintienne la bulle de napalm qui m'englobe toute entière.

"À table!"

Hélas, même au coin du feu en hiver, on ne prescrit jamais de surdose d'imagination.

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