"Tu sais qu'à Metz il faut un vieu bonnet de bain?"

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Retrouver les pierres d'un édifice. Légos démantelés d'une forteresse qu'on avait pris le temps de rendre solide, belle et sincère. Peut-être prenons-nous trop à cœur notre rôle d'architecte sentimental qu'on finit par construire des remparts pour ne rien laisser s'enfouir et qu'on se retrouve enfermé, piégé dans notre propre cité.
Ouvrier déchu, on fait alors face aux vestiges d'un bonheur qui fut, d'un temps que l'on regrette. 
On recherche les souvenirs, on essaye de les re-scotcher pour qu'ils tiennent debout. 
Mais essayer de rafistoler c'est comme construire des châteaux de cartes, c'est trop instable.

Et puis un jour au milieu des ruines, la nature se fraye un chemin.
Mille coléoptères translucides, prêts à se disperser dans le vent pour bâtir autre chose, autre part.


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