Vent: 23 km/h
À l'aube, le parking ressemble à un géant jardin à la française qu'on aurait organisé en lotissements fantômes. Les allées s'enchaînent, vides. Il est dur d'imaginer ces terrains remplis de touristes assoiffés de photographies faciles. Mais la brume qui cache encore l'objet de tourisme massif semble vouloir retarder l'effluve humaine.
Nous attendons, pratiquement seuls, devant le grand arrêt de bus. La navette qui finit par arriver ressemble à un car de l'ancienne guerre: métal, verre, faux bois, formes carrées et vitres angulaires. La conductrice nous offre un sourire trop appuyé pour être sincère. La navette traverse une allée d'hôtels clinquants mais silencieux, puis avance sur la plage argileuse le long du couloir de barbelés. Sommes nous quelques privilégiés amenés de bon gré vers le mont en cette heure si matinale? ou des détenus conduits sombrement vers la masse noire et pointue qui se détache de la mer?
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